Voyou le magazine en ligne suisse romand pour les familles: toutes les news , infos , actualités , famille , enfant , parent, bébé , cuisine , bricolage , coloriage , loisirs , soins , décoration , mode , designer , cinéma , cirque , clown , danse , exposition , magie , musées , parcs , théâtre , zoo , atelier , camps de vacances , séjours linguistiques , stages , anniversaire enfants de la région aigle, cossonay , echallens , fribourg , garnison , lausanne , lavaux , morges , moudon , nyon , orbe, oron , pays d'enhaut , rolle , aubonne, vallée de joux , vevey , rivera , montreux, yverdon, geneve, du canton de vaud et de la romandie

homepage
Recette de grand-mère Poulet Fermier par Diego et Jocelyne ©Voyou Magazine

Diego le cuistot et son poulet façon Grand-Maman

Diego, 10 ans, a passé une matinée aux fourneaux à Longirod, afin de réaliser la recette du poulet rôti de sa grand-maman. Assisté par cette dernière, il a pris les choses en main de A à Z, ou plutôt du plumage à la dégustation ! Accompagné de pommes de terre, d’une salade de carottes et d’une mousse aux framboises, voilà qui a ravi les papilles de toute la famille.

Recette de grand-mère Poulet Fermier par Diego et Jocelyne ©Voyou Magazine
Recette de grand-mère Poulet Fermier par Diego et Jocelyne ©Voyou Magazine
Recette de grand-mère Poulet Fermier par Diego et Jocelyne ©Voyou Magazine
Recette de grand-mère Poulet Fermier par Diego et Jocelyne ©Voyou Magazine
Recette de grand-mère Poulet Fermier par Diego et Jocelyne ©Voyou Magazine

Pour 6 personnes il faut:

Un poulet fermier (2.4 kg)
6 grosses pommes de terre
2 oignons
1 tête d’ail
Quelques queues de persil
1 bouteille de vin blanc
Un peu d’eau
Huile d’olive
Paprika
Rustica (mélange d’épices contenant du poivre noir, du curry, du romarin et du paprika)
Sel et poivre

Temps de préparation:

30 min

Temps de cuisson:

1h15-1h30 en marmite + 1h au four
(temps de cuisson peut varier selon la taille du poulet, ici pour un poulet de 2.4 kg)

Ustensiles nécessaires:

1 grande marmite (où le poulet peut entrer tout entier à la verticale)
1 grand plat pour le four
1 pinceau à pâtisserie
1 sachet plastique spécial cuisson au four
1 sécateur à volaille

Tout d’abord rincer votre marmite qui, vu sa taille, ne sert pas tous les jours. Puis y verser un peu d’eau pour faire un fond et y ajouter un peu de vin (entre 3 et 4 dl). Ce liquide va permettre au poulet d’être précuit à la vapeur.

Peler et couper un demi-oignon en morceau grossiers, et les déposer dans la marmite. Ajouter les queues de persil coupées en deux. Assaisonner de sel et de poivre.

Glisser le poulet dans la marmite et faire cuire à feu moyen et à couvert durant 1h15-1h30.

Durant la cuisson, vérifier de temps à autre s’il reste suffisamment de liquide dans la marmite. Si ce n’est pas le cas, ajouter de l’eau ou du vin blanc.

Après 1h, peler 4 ou cinq gousses d’ail selon les goûts, le couper en deux puis en retirer le germe. Peler et couper un oignon en six, plus la moitié restante en trois. Peler les 6 pommes de terre et les couper en quartiers. Réserver.

Préchauffez le four à 200°C.

Laissez mijoter à feu doux et à couvert, durant 1h30. Si vous constatez que le niveau d’eau vient à être trop bas, ajoutez de l’eau durant la cuisson.

Sortir le poulet de la marmite et vider le jus qui s’est stocké dans la carcasse. Le déposer dans le plat pour le four, et le farcir de l’oignon et des gousses d’ail.

Avec un pinceau à pâtisserie, enduire toute la surface du poulet d’huile d’olive, puis le saupoudrer entièrement de paprika et de rustica.

Enfourner le poulet pour 1 heure. De temps à autre, ouvrir le four et huiler à nouveau le poulet. Une demi-heure avant la fin de la cuisson, répartir les pommes de terre tout autour du poulet.

Une fois la peau du poulet bien grillée, découper le sachet plastique de cuisson afin de former une feuille, et en couvrir le poulet.

Après 1 heure, sortir le poulet du four et le découper à l’aide du sécateur à volaille.

Conseil  Accompagner ce poulet de différentes salades. Cette fois-ci, une salade de carottes a été préparée par Diego et sa grand-maman. En les lavant bien, mais sans retirer la peau !

Recette de grand-mère Poulet Fermier par Diego et Jocelyne ©Voyou Magazine
Recette de grand-mère Poulet Fermier par Diego et Jocelyne ©Voyou Magazine

Lorsqu’on demande à Diego quel est le plat qu’il préfère parmi tout ce que lui cuisine Jocelyne, sa grand-maman, il n’hésite pas une seconde avant de répondre: « Son poulet rôti ! ». Mais attention, pas n’importe quel poulet: un poulet fermier. Fermier, certes, mais ne provenant pas d’une ferme quelconque, ah ça non ! Le poulet que notre petit chef du jour a cuisiné arrivait tout droit du poulailler de Grand-maman, à Longirod. Notre duo s’est d’ailleurs occupé de toutes les opérations, depuis le guillotinage de l’animal, en passant par le plumage et l’extraction des organes. Ces opérations se sont toutes déroulées un jour avant notre matinée culinaire, afin de pouvoir laisser la viande reposer au moins une nuit.

Après l’exécution, vient le plumage, auquel Diego a participé activement : « Mais pas plume par plume, sinon ça nous aurait pris trop de temps ! ». Afin de pouvoir plumer un poulet correctement, il est nécessaire de le plonger dans l’eau bien chaude, mais pas trop, afin qu’il ne cuise pas. Si l’eau est à la bonne température, les plumes se retirent très facilement. Une fois dénudé, il faut encore lui couper les pattes. Diego est interpellé : « Mais comment tu sais où couper ? » « Il faut entailler au niveau des articulations, tu les sens, c’est là où se trouvent les tendons ». Notre bête n’ayant plus que la peau sur les os, ressemble de moins en moins au coq qu’il était, et de plus en plus au poulet que l’on a l’habitude d’acheter. Quoique. « Nous élevons des poules surtout pour les œufs. Ce ne sont donc pas des poulets faits pour être engraissés, ils ont des os plus longs et leur chaire est un peu différente. C’est pour cela que je le fais cuire au préalable dans une marmite avec un peu de liquide, afin qu’il ne soit pas trop sec », nous confie Jocelyne. La toute dernière opération consiste à retirer les organes de l’animal. Là, notre futur chef a bien voulu regarder, mais n’avait pas grande envie d’y toucher. « Quand grand-maman a commencé à ouvrir, c’était un peu dégueu, parce que tu voyais l’estomac, et même ce qu’il y avait dedans : des graviers ! Elle m’a expliqué que lorsqu’ils picorent, ils avalent du gravier sans le vouloir. Mais au final, ça les aide à digérer. »

Recette de grand-mère déplumage du Poulet Fermier par Diego et Jocelyne ©Voyou Magazine / Maryline Haldi
Recette de grand-mère déplumage du Poulet Fermier par Diego et Jocelyne ©Voyou Magazine / Maryline Haldi
Recette de grand-mère déplumage du Poulet Fermier par Diego et Jocelyne ©Voyou Magazine / Maryline Haldi
Recette de grand-mère déplumage du Poulet Fermier par Diego et Jocelyne ©Voyou Magazine / Maryline Haldi

Le lendemain, après la transformation du coq en poulet, grand-maman Jocelyne arrive chez son petit-fils. « Paraît que le poulet a été mangé par Cora (Ndlr : le chien vivant à la ferme des grand-parents) ! » « Tu m’étonnes, une fois qu’il a vu, hier, tout ce qu’il y avait de bon à manger dedans ! ». En effet, les organes que nous ne consommons pas, tels que les poumons, sont offerts comme délicatesse au chien ou aux chats de la maisonnée. Par contre, les foies ou les estomacs de volaille peuvent être cuisinés en salade ou apprêtés de diverse manières. Mais pas d’inquiétude, le poulet, que Jocelyne a attaché ce matin afin que les cuisses restent collées aux blancs, est bien là, le ventre un peu rouge. « Tu sais c’est parce que c’était un coq paresseux, qui devait souvent être couché sur le ventre ! », nous explique le chef. On enfile son tablier, et hop, c’est parti pour la leçon de cuisine façon grand-maman Jocelyne.

Ustensiles en place, notre chef est fin prêt à réaliser chacune des opérations que lui expliquera sa grand-mère. « Tu veux peler l’oignon du jardin? » « Oui, mais alors moi j’y arrive mieux avec l’outil là. » « Ah mais l’éplucheur c’est pour les pommes de terre ! ». Le poulet mis en route, Diego ne pense donc plus qu’à ça : « Alleeeeez, je peux peler les pommes de terre ! Une fois, à l’école, on a fait une soupe aux légumes et on a dû peler toutes les patates parce que certains n’aiment pas la peau. Moi ça me dérange pas ». Mais il veut tout de même les peler à tout prix, bien que sa grand-maman lui indique qu’il est encore trop tôt, puisque le poulet doit cuire un peu plus d’une heure.

Nos deux cuistots passent donc à la préparation de la mousse aux framboises. « C’est quoi ? », s’enquiert Diego, « C’est du séré maigre. », lui répond sa grand-mère, « Et ça sert à quoi ? » « Ca fait du bon ». « Ah bon ». Il est encore un peu trop tôt pour fouetter la crème qui risque de retomber, on laisse donc la préparation, au stade de crème, reposer un moment au frais. Et cette fois-ci, il va bien falloir s’attaquer aux pommes de terre. « Il en reste une, mais là je pourrais pas plutôt fouetter la crème avec le mixeur ? » « Bon je pèle la dernière, mais moi je sais pas peler avec ce truc, tu me donnerais un couteau ? ».

Décidément, l’éplucheur ne semble pas être l’ami de nos grand-mamans cuisinières ! Diego doit ensuite peler les gousses d’ail. « C’est quoi une gousse ? ». La chose éclaircie, notre mini-chef va pouvoir les glisser dans le poulet que sa grand-maman a retiré de la marmite. « Vas-y, tu peux lui mettre les suppositoires ! » « Les suppositoires ?! »  « Ahah, bin oui, les gousses d’ail ! ». Et notre cuistot s’acquitte de sa tâche sans broncher et avec beaucoup d’élan. « Attention Diego, il file ! » « Ca risque pas il est mort ! ». Et bien ça, c’est dit ! Un bon coup de pinceau pour huilez le poulet, le chef du jour s’applique à saupoudrer le volatile tout entier d’épices, et on le glisse au four pour une nouvelle heure.

Arrive enfin le moment tant désiré du fouettage de crème, et sa grand-maman lui met un dix sur dix pour la fermeté du résultat. S’il ne reste plus que cela à faire, Diego devine qu’il est bientôt temps de se mettre à table. Et bien évidemment, après tous ces efforts, le cuistot-champion peut bien choisir son morceau préféré, que Grand-maman connaît, naturellement. Après avoir goûté à tout, Jocelyne félicite son petit-fils, en plongeant son regard plein d’admiration dans celui de son petit bonhomme. Et le bleu lumineux des yeux de la grand-maman, parait se refléter dans les yeux de son petit-fils. Dorénavant, en plus de cette couleur et de plein d’amour, nos deux cuistots partagent aussi le secret de la recette du poulet.

Texte: Julie Kummer

Avis aux Grands-mamans gâteaux…
… et aux petits-enfants gourmands

Envie de partager une de vos fameuses recettes?
Voyou s’invite dans votre cuisine le temps d’un reportage… Contactez-nous à redaction@voyoumagazine.ch

Une réponse à “Diego le cuistot et son poulet rôti façon Grand-Maman”

  1. Sharon Crockett

    comment.php

    Je suis Americaine, et j’ai passe un stage chez Jocelyne Haldi de Longirod en 1980 (quand elle etait seulement « Maman ») et sa cuisine etait toujours, toujours si superbe! Mes memoires de sa raclette, sa tomme, son poulet roti, sa fondue et tous les legumes frais de son jardin je garde maintenant dans mon coeur avec beaucoup d’affection. Felicitations a Jocelyne et a Diego! Sharon Crockett, Montvale, New Jersey, U.S.A.

Laisser un commentaire